Revenu fixe canadien de base Mackenzie
Commentaires sur les mandats
T3 2026
À retenir
① Le rendement du portefeuille a été légèrement inférieur à celui de son indice de référence mixte, les titres de créance de sociétés et les contrats de change à terme l’ayant emporté sur l’effet positif des placements dans les titres gouvernementaux et les contrats à terme standardisés.
② La croissance des bénéfices a eu un effet très positif sur les actions.
③ L’inflation et les coûts de l’énergie ont fait grimper les taux à long terme.
Aperçu du mandat
Le troisième trimestre a été difficile du point de vue de la duration. Le taux des obligations du Trésor américain à 10 ans est passé de 4,44 % à 5,29 %, alors que les prix plus élevés de l’énergie, la hausse de taux de septembre de la Réserve fédérale américaine et l’inflation persistante ont fait en sorte que les marchés ont délaissé le scénario d’un assouplissement monétaire. Le financement lié à l’intelligence artificielle a fait augmenter les émissions d’obligations de sociétés à long terme, tandis que le contexte de croissance a été soutenu par la résilience de la consommation, le chômage qui s’est établi à 4,1 % en août et l’inflation des dépenses personnelles de consommation de base de 3 % sur 12 mois.
Le Canada s’est montré plus résilient que prévu. Les données publiées au cours du trimestre ont révélé une croissance annualisée de 3,3 % au deuxième trimestre, portée par la consommation, les exportations et les investissements. Les révisions démographiques ont réduit les préoccupations à court terme en matière de logement, mais l’abordabilité, l’endettement des ménages et le refinancement hypothécaire demeurent des contraintes. L’équipe s’attend à ce que tout cycle de resserrement de la Banque du Canada soit superficiel et à ce que le taux directeur atteigne un sommet de 2,75 %.
Le portefeuille global a inscrit un rendement brut de -0,53 % au troisième trimestre, comparativement à 0,81 % pour l’indice MSCI EAEO. La sélection des titres dans le secteur de la santé, en particulier dans les produits pharmaceutiques, a le plus nui au rendement, tandis que les services aux collectivités ont également pesé sur le rendement. L’industrie a contribué au rendement grâce à la sélection judicieuse des titres, menée par Recruit, et certains placements financiers, dont Resona, ont également soutenu les résultats relatifs.
Le portefeuille a maintenu une importante surpondération des obligations de sociétés et sous-pondération des obligations gouvernementales. La pondération des titres de sociétés s’est établie à 54,4 % en moyenne et à 55,4 % à la fin du trimestre, comparativement à 32,4 % et 32,7 %, respectivement, pour l’indice de référence. La pondération des obligations gouvernementales s’est établie à 44,2 % en moyenne et à 44 % à la fin du trimestre, contre 67,6 % tant en moyenne qu’à la fin de la période. La duration effective moyenne était de 6,81 ans, légèrement plus longue que celle de 6,49 ans de l’indice de référence.
La part de liquidités a diminué, passant de 4 % au début du trimestre à 0,3 % à sa fin, le capital ayant été redéployé dans des obligations de sociétés et gouvernementales. Du côté des obligations d’État, les titres fédéraux et provinciaux sont restés sous-pondérés. À la fin du trimestre, l’équipe considérait que le positionnement global en matière de duration était neutre, après avoir eu recours de façon active aux contrats à terme et à d’autres stratégies de superposition. Elle conservait toutefois une surpondération des obligations de sociétés de première qualité, une sous-pondération des obligations provinciales, ainsi qu’une exposition aux titres protégés contre l’inflation à long terme et des obligations des marchés émergents (Mexique et Brésil) entièrement couvertes.
Le mandat Revenu fixe canadien de base a affiché un trimestre négatif, les taux ayant augmenté, et a inscrit un rendement légèrement inférieur à celui de son indice de référence. Les placements dans les obligations gouvernementales et les contrats à terme standardisés ont contribué au rendement, mais ceux dans les titres de sociétés et les contrats de change à terme ont plus que neutralisé cet effet positif. Du côté des obligations de sociétés, la sélection des titres a ajouté de la valeur, mais le positionnement à l’égard des taux et de la courbe a été un facteur défavorable plus important, laissant le portefeuille légèrement à la traîne de l’indice de référence.
Mandat : Aperçu du mandat Revenu fixe canadien de base Mackenzie
Contributeurs au rendement
Les placements dans les obligations gouvernementales ont été la plus importante source de valeur relative. La sous-pondération des obligations fédérales, provinciales et municipales a eu un effet favorable durant le trimestre, car les taux des obligations gouvernementales ont augmenté, tandis que le positionnement sur la courbe au sein de ces secteurs a également contribué au rendement. Les contrats à terme sur taux d’intérêt ont eu un effet fortement favorable.
La sélection des titres au sein des obligations de sociétés a globalement contribué au rendement, grâce aux titres des secteurs de la communication et de l’industrie. L’exposition aux prêts bancaires et les liquidités ont également eu un effet modérément favorable.
Freins au rendement
Le positionnement dans les titres de sociétés a le plus nui au rendement, principalement en raison de l’exposition aux infrastructures, à la finance et à l’énergie. Le portefeuille a conservé d’importantes surpondérations dans chaque segment, et les effets des taux et de la courbe l’ont emporté sur les avantages d’un rendement relativement résilient et d’une sélection positive dans certaines parties du portefeuille de crédit.
Les contrats de change à terme ont nui au rendement relatif, tandis que certains placements dans les obligations gouvernementales à long terme ont subi des pressions en raison du délestage. Les obligations à long terme du gouvernement du Canada et du Trésor des États-Unis, ainsi que certains titres du Québec et de l’Ontario, ont atténué une partie de l’effet favorable général associé à la sous-pondération des titres gouvernementaux.
Rendements totaux bruts :
Rendement total ($ CA) | DDT | DDA | 1 AN | 3 ANS | 5 ANS | Depuis la création |
REVENU FIXE CANADIEN DE BASE MACKENZIE | -2,90
| -1,25
|
Positionnement du mandat
La pondération des titres de sociétés est passée de 54 % à 55,4 % au cours du trimestre, celle des obligations gouvernementales est passée de 42,3 % à 44 %, et celle des liquidités est passée de 4 % à 0,3 %. Le portefeuille est demeuré fortement surpondéré en obligations de sociétés et sous-pondéré en obligations d’État. À la fin du trimestre, la duration globale était neutre, les obligations de sociétés de première qualité étaient surpondérées et les obligations provinciales étaient sous-pondérées.
L’équipe demeure prudente quant à l’augmentation de la duration pure du portefeuille. L’inflation persistante alimentée par l’énergie, les inquiétudes à l’égard de la dette et du déficit gouvernementaux, ainsi que les émissions continues liées à l’intelligence artificielle devraient maintenir la volatilité des taux à long terme. Même si la hausse des taux rehausse le revenu offert par les obligations de sociétés, il est préférable de se montrer sélectif en raison des écarts serrés. L’équipe met l’accent sur les occasions de portage des titres de créance des marchés émergents et de valeur relative, notamment en tirant parti de l’écart grandissant entre les taux américains et canadiens, plutôt que d’allonger globalement la duration du portefeuille.
Revue des marchés : La croissance des bénéfices a eu un effet très positif sur les actions
Le troisième trimestre a montré que le cycle économique actuel profite toujours d’un bon soutien, mais que les risques ont changé. La croissance s’est maintenue, les bénéfices se sont améliorés et les investissements des sociétés sont restés solides, mais la hausse des prix du pétrole, l’inflation persistante et l’augmentation des taux à long terme ont rendu la trajectoire plus incertaine. Les actions ont progressé grâce au soutien fondamental des bénéfices, même si les taux plus élevés limitent le potentiel de nouveaux gains.
Les actions canadiennes ont profité des gains dans les secteurs des ressources et de la finance. La hausse des prix du pétrole a soutenu l’énergie, et les sociétés de métaux précieux ont été parmi les plus performantes. Les bénéfices des banques ont tiré parti de l’activité sur les marchés financiers, des revenus des activités de négociation et des coûts modérés du crédit. Les actions américaines ont également progressé, portées par des bénéfices solides et les investissements continus dans la technologie. L’augmentation des taux obligataires a pesé sur les secteurs plus sensibles aux taux d’intérêt.
Les marchés internationaux ont essentiellement fait belle figure, certaines régions de l’Asie bénéficiant de la demande continue dans l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement des technologies de l’IA. Les titres à revenu fixe ont subi une pression accrue, car la hausse des taux des obligations gouvernementales a dépassé les taux de coupon, tandis que les titres non gouvernementaux sont demeurés relativement résilients. Dans l’ensemble des marchés, l’opposition entre la vigueur des bénéfices et l’inflation et les taux d’intérêt plus élevés est devenue le principal facteur de tension.
Perspectives : L’inflation et les coûts de l’énergie ont fait grimper les taux à long terme
La récente vigueur des bénéfices a relevé la barre pour la performance future des marchés. Les valorisations des sociétés américaines se situent dans le haut de leur fourchette historique et sont sous pression en raison de la hausse des taux obligataires. Les investisseurs anticipent une forte croissance des bénéfices, ce qui pourrait soutenir les actions à court terme, mais l’ampleur des gains pourrait être limitée.
Il reste deux décisions sur les taux pour la Réserve fédérale américaine et la Banque du Canada d’ici la fin de l’année, et la persistance de l’inflation a poussé les banques centrales à resserrer leur politique. Les taux à long terme continuent de faire pression sur les actions, tout en améliorant le potentiel de revenu des obligations.
Les élections de mi-mandat aux États-Unis pourraient accentuer la volatilité des marchés, mais la période à venir sera façonnée par le cycle économique, l’inflation et les taux d’intérêt.
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